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52 agriculteurs de la Confédération paysanne libérés sans poursuites

Ce mercredi 14 janvier 2026, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont entrés dans les locaux d’une annexe du ministère de l’Agriculture.

Vers 16 heures, mercredi 14 janvier 2026, une cinquantaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne étaient entrés dans les locaux d’une annexe du ministère de l’Agriculture, dans le 7e arrondissement de Paris, pour dénoncer la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’accord avec les pays du Mercosur. Ils avaient été placés en garde à vue dans la soirée. Ils ont été libérés jeudi 15 janvier, sans poursuites.

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Les 52 agriculteurs de la Confédération paysanne arrêtés mercredi après être entrés dans une annexe du ministère de l'Agriculture sont sortis de garde à vue sans poursuite judiciaire jeudi 15 janvier, a appris l'AFP auprès du parquet de Paris. Le ministère public « a classé sans suite en raison de l'absence d'infraction suffisamment caractérisée, pour l'ensemble des personnes interpellées » pour dégradations d'un bien public en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des dégradations.

Mercredi 14 janvier 2026, vers 16 heures, une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne étaient entrés dans une annexe du ministère de l’Agriculture, située dans le 7e arrondissement de Paris. L’action concernait la gestion sanitaire de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’accord entre l'Union européenne et les pays du Mercosur.

Une action « pour de réelles mesures pour les paysannes et paysans »

La Confédération paysanne indiquait réaliser cette action syndicale « pour de réelles mesures pour les paysannes et paysans ». Les agriculteurs avaient accroché des banderoles sur toutes les grilles du bâtiment dans lequel ils s'étaient introduits. D’après le syndicat, les manifestants étaient entrés « sans violence ». La brigade de répression de l'action violente motorisée (Brav’M)  se trouvait sur place.

En fin d'après-midi mercredi 14 janvier, « le gros du groupe était encore dans la cour de l’annexe du ministère de l’Agriculture », affirmait la Confédération paysanne. Un autre groupe serait « nassé » rue de Varenne. « La répression est en marche contre celles et ceux qui portent de réelles revendications pour l’ensemble des paysannes et paysans », commentait le syndicat sur les réseaux sociaux.

À la suite de cette action syndicale, 52 manifestants de la Confédération paysanne avaient été interpelés puis placés en garde à vue. Parmi eux figuraient notamment les trois porte-paroles nationaux, Stéphane Galais, Thomas Gibert et Fanny Métrat.

« La ministre de l'Agriculture a porté plainte contre une action pacifique, menée sans aucune violence », avait dénoncé le syndicat dans un communiqué appelant à la libération des militants et dénonçant « le deux poids deux mesures de ce gouvernement dans la répression syndicale et dans les réponses politiques aux demandes » des agriculteurs.

Le syndicat appellait encore ce jeudi 15 janvier 2026 dans la matinée à un rassemblement devant le commissariat du 13e à Paris.

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